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Comité Toots
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CQBE - Conseil de Quartier du Bas-Evere
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Nous, habitants d'Evere, nous en avons marre :
Marre des dépôts clandestins qui se multiplient, et qui sont souvent le fait d’automobilistes étrangers à la commune ;
Marre de voir nos trottoirs encombrés de sacs sortis hors des périodes de collecte ;
Marre que, dans certaines rues à trafic plus dense, les habitants ne disposent que de 2 heures pour sortir leurs sacs ;
Marre de constater que nos rues sont trop souvent plus sales après qu’avant les collectes de Bruxelles-Propreté ;
Marre de constater que les habitants qui ne trient pas leurs déchets ne sont quasi jamais sanctionnés ;
Marre que les déchets ménagers soient collectés deux fois par semaine dans les communes voisines (Schaerbeek et Woluwe-Saint-Lambert), alors que, depuis 3 ans, il n’y a plus qu’une seule collecte par semaine à Evere.
1. La collecte unique de fin de semaine génère beaucoup de nuisances
La collecte en fin de semaine entraîne systématiquement une dégradation de la propreté de la voirie pour tout le week-end, au minimum. Il y a des sacs blancs mal triés, contenant de la nourriture, sortis juste après la collecte, et des sacs orange sortis trop tôt (dès 18h, au lieu d’attendre le lendemain entre 5h et 12h), qui passent la nuit dehors et sont éventrés par des nuisibles la nuit ou pendant le week-end. Les déchets restent alors dans la rue deux à trois jours supplémentaires, jusqu'au passage des équipes de nettoyage le lundi ou le mardi, quand ce n’est pas jusqu’à la collecte suivante. Ces interventions supplémentaires, ces kilomètres supplémentaires entraînent des coûts supplémentaires.
2. Une plage horaire discriminatoire dans 36 rues à trafic plus dense
Une série de rues accueillant un trafic plus dense, la collecte a lieu après 20h pour éviter de bloquer le trafic aux heures de pointe, notamment sur des lignes de transports en commun. La sortie des sacs y est limitée à une fenêtre étroite de seulement deux heures : de 18h à 20h. Cette contrainte pénalise de nombreux habitants : dont les travailleurs à horaires décalés (soins de santé, horeca, événementiel…), et les personnes qui ont des loisirs durant cette tranche horaire. Comment doivent faire ces personnes ? Aller déposer leurs sacs dans des rues voisines à horaire plus flexible ? Convaincre leurs voisins de sortir leurs sacs puants ?
3. Des familles sans espace extérieur, pénalisées par la collecte unique
Le stockage de déchets ménagers pendant une semaine entière dans un appartement sans balcon ni jardin ni cave constitue un problème sanitaire réel, en particulier pour les ménages avec de jeunes enfants (stockage des langes malodorants) ainsi que lors des périodes de chaleur. Ne pourrait-on mettre en place des Points d’Apport Volontaire, pour ces déchets ménagers, comme c’est le cas pour les bulles à verre ?
4. Des règles peu contrôlées, seront peu respectées
Menacer d’amendes en cas de non-respect des règles, c’est bien, mais uniquement si un nombre suffisant de contrôles est effectué et si les sanctions sont appliquées. Et pour cela, il faut du personnel « constatateur et sanctionnateur », et des outils d’observation, en nombre suffisant, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
5. Pourquoi 10 communes bruxelloises bénéficient encore de 2 collectes hebdomadaires ?
Depuis 3 ans, il n’y a plus qu’une seule collecte hebdomadaire de sacs blancs à Evere, alors qu’il y en a encore deux à Anderlecht, Koekelberg, Saint-Gilles, Saint-Josse, Schaerbeek, Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, et dans le Pentagone. Selon Bruxelles-Propreté, le test ne voulait pas pénaliser les communes à forte densité de population. Mais alors, pourquoi avoir préservé des communes comme Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, et Woluwe-Saint-Pierre, qui comptent beaucoup moins d’habitants au kilomètre carré qu’Evere ?
Les habitants d'Evere sont largement mobilisés sur les enjeux de propreté. Lors du Triathlon de la propreté, notre commune s'est illustrée par la participation active de bénévoles aux côtés des agents de Bruxelles Propreté. Nous ne contestons pas la nécessité d'une réforme. Nous demandons qu'elle fonctionne.
Les témoignages recueillis auprès des riverains sont univoques : incompréhension, lassitude et sentiment d'injustice face à un dispositif qui punit les citoyens respectueux des règles.
Dans l'esprit de la réforme en cours — optimisation des ressources, efficacité opérationnelle, lutte contre les dépôts clandestins — nous demandons :
Un déplacement de la collecte unique en début de semaine.
Dans les rues à trafic plus dense, une plage horaire élargie, compatible avec les réalités de vie des habitants.
Le nettoyage systématique de la voirie par « Bruxelles Propreté » après chaque collecte, conformément au cahier des charges existant.
La mise en place de dispositifs de surveillance et de contrôle, combinant interventions humaines et moyens techniques aux points de dépôts clandestins récurrents sur les voiries régionales.
Une évaluation transparente et concertée du dispositif-test en cours à Evere, et des ajustements fondés sur les résultats observés sur le terrain.